La première empreinte


Je suis très ennuyée au moment de parler de ce livre parce qu'objectivement c'est un bon thriller et pourtant je n'ai pas accroché.

Il avait pourtant tout pour me plaire. Le fils d'une pointure du milieu mort en pleine plongée, une prof spécialiste de la préhistoire retrouvée étranglée non loin de là, le cadavre d'une femme à moitié dévoré et un papier avec l'empreinte d'une main près du corps. Une mystérieuse grotte submergée au large de Marseille, son art pariétal à jamais englouti.

Le commandant De Palma, appelé le Baron, est lui aussi un personnage qui a tout pour me séduire. Un flic un peu bourru, droit dans ses bottes, un chasseur qui ne laisse pas son gibier s'échapper.

Le twist final est intéressant.

En somme un thriller intelligent, très documenté et pourtant...
C'est ce souci de réalisme qui m'a perdue.
Je n'entends rien à la plongée ou au "parler marseillais". Et il y en a beaucoup...
J'ai relu parfois certaines phrases 3 fois avant de conclure que non, vraiment, je ne comprends pas.
Ça a donc rendu ma lecture franchement laborieuse.

Si la plupart du temps j'ai aimé ce thriller, certaines longueurs et surtout la lourdeur de quelques passages m'ont gâché le plaisir.
Le fond est très bon mais je n'ai pas accroché sur la forme.

Adhérer ou non à l'écriture d'un auteur est très subjectif. Là, ce roman n'était pas pour moi.
Il n'en reste pas moins que c'est un bon thriller.




Le commandant De Palma, alias le Baron, se trouve au cœur d'une enquête sans précédent dans les annales de la police marseillaise : une professeur de préhistoire retrouvée noyée dans une calanque, un tueur barbare qui signe ses meurtres d'une main en négatif, une étoile filante du milieu marseillais retrouvée, elle aussi, flottant entre deux eaux dans la même calanque... Le lien entre tout ça ? Il se trouve dans une caverne préhistorique dont l'entrée se fait par 38 mètres de fond, dans le ventre des grandes falaises blanches qui baignent la Méditerranée. Au début des années 1990, un plongeur téméraire y a découvert des bisons, des chevaux et des mains en négatif, les premières empreintes, et un " homme tué ", la plus ancienne représentation de meurtre dans l'histoire de l'humanité.



La première empreinte, Xavier-Marie Bonnot
Éditions Belfond
400 pages
12€

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