La machine à explorer le temps

Petite déception

Je suis plutôt adepte de science-fiction et j'aime assez H.G. Wells, notamment La guerre des mondes ou encore L'île du Docteur Moreau.
La machine à explorer le temps a pourtant été une déception...

Nul doute que Wells était un génie de l'anticipation. Imaginer, à l'époque, une machine capable de transporter dans le temps, tant passé que futur, est tout bonnement incroyable.
Scinder la société du futur en deux, à cause d'une dérive du "capitalisme", ça aussi c'est fou.

Mais... l'intrigue n'est pas forcément des plus passionnantes.

Notre inventeur un peu fou, dont nous ne savons finalement pas grand chose, devient le cobaye de sa machine à explorer le temps et se rend 802 701.
Là il découvre les Eloims, peuple riche et indolent qui ne fait pas grand chose d'autre que glandouiller et les Morlocks vivant sous Terre et totalement flippants...

L'ouvrage est court et pourtant m'a paru souffrir de longueurs.
J'aurais aimé que ce soit creusé par moments et que l'on passe plus rapidement sur d'autres.
J'aurais voulu en savoir plus sur la machine, avoir des détails sur la société visitée...
J'ai vraiment eu un problème de rythme avec La machine à explorer le temps. Je n'ai pas réussi à me laisser transporter par cette histoire.

Il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'une œuvre bluffante pour son côté anticipation et qu'il y a une véritable réflexion philosophique à en tirer.
La critique de la société est à peine voilée, et décidément ce qui était vrai en 1895 l'est toujours aujourd'hui...

Un classique de la SF mais pas forcément le meilleur titre de Wells à mes yeux.


«Je vis des arbres croître et changer comme des bouffées de vapeur ; tantôt roux, tantôt verts ; ils croissaient, s'étendaient, se brisaient et disparaissaient. Je vis d'immenses édifices s'élever, vagues et splendides, et passer comme des rêves. Toute la surface de la terre semblait changée - ondoyant et s'évanouissant sous mes yeux. Les petites aiguilles, sur les cadrans qui enregistraient ma vitesse, couraient de plus en plus vite. Bientôt je remarquai que le cercle lumineux du soleil montait et descendait, d'un solstice à l'autre, en moins d'une minute, et que par conséquent j'allais à une vitesse de plus d'une année par minute ; et de minute en minute la neige blanche apparaissait sur le monde et s'évanouissait pour être suivie par la verdure brillante et courte du printemps.»


La machine à explorer le temps, H.G. Wells
Éditions Folio
176 pages
6,90€
ISBN 2070782107

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